La semelle mabelgha
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La semelle jaune
Dans les objets traditionnels, certains éléments ne sont jamais décoratifs.
Ils répondent à un usage, à un geste, à un contexte précis.
Dans la belgha, la semelle en fait partie.
Chez mabelgha, nous avons fait le choix de réaliser l’ensemble de nos semelles en cuir jaune, une teinte historiquement associée à la belgha traditionnelle. Ce choix s’inscrit dans une continuité culturelle, au même titre que d’autres éléments que nous explorons dans nos recherches : les fibules, les pendentifs ou le raphia.
Une couleur issue de la matière
La semelle jaune provient du cuir tanné et nourri selon des procédés traditionnels, souvent à base de tannage végétal.
Cette teinte chaude, dorée, n’est pas ajoutée pour orner : elle résulte directement de la matière, de son traitement et de son usage.
Comme les métaux patinés des fibules ou les fibres naturelles du raphia, le cuir jaune révèle le temps plus qu’il ne le dissimule.
Un langage commun aux objets traditionnels
La semelle jaune est immédiatement reconnaissable.
Elle inscrit la belgha dans un langage formel partagé : celui d’objets pensés pour accompagner le corps, le sol et la durée.
À l’image des pendentifs, qui portent autant de sens que de matière, ou des fibules, qui lient le fonctionnel au symbolique, la semelle participe pleinement à l’identité de l’objet.
Une continuité assumée
Aujourd’hui, de nombreuses chaussures effacent leurs fondations.
Chez mabelgha, nous avons choisi de conserver cet élément visible, non comme une référence figée, mais comme un point d’ancrage.
La semelle jaune dialogue ainsi avec des lignes contemporaines, tout en restant fidèle à l’objet d’origine.
Une surface vivante
Le cuir jaune évolue avec le temps.
Il se patine, s’assombrit, garde les traces de la marche.
Cette transformation fait partie intégrante de l’objet, comme la patine d’un métal ou l’usure naturelle d’une fibre végétale. Elle raconte l’usage, le mouvement, la durée.
Une fondation culturelle
La semelle jaune n’est pas un détail.
Elle est une base.
Chez mabelgha, elle incarne la même approche que celle portée à l’étude des fibules, des pendentifs ou du raphia :
comprendre les formes, respecter les matières, transmettre sans figer.